Oubliez les recettes miracles, les astuces farfelues ou les mythes transmis de génération en génération : la science vient de trancher sur le vrai secret des personnes minces, et il risque de surprendre plus d’un amateur de smoothies détox…
Des chercheurs chinois livrent un constat inattendu
- L’étude ciblée a été menée sur deux groupes : 173 personnes à l’IMC normal, et 150 personnes affichant un IMC inférieur à 18,5.
- Les participants, suivis pendant deux semaines, ont vu leur apport alimentaire et leur activité physique scrupuleusement mesurés.
On aurait pu s’imaginer que les personnes très fines menaient la vie d’un coureur olympique en pleine préparation, avalant des kilomètres et enchaînant les séances de fitness. Eh bien, pas du tout ! Selon l’équipe de chercheurs chinois, publiée dans la revue Cell Metabolism, elles mangent tout simplement moins… et bougent même moins que celles qui ont un IMC dans la fourchette supérieure.
La grande surprise du taux métabolique
John Speakman, professeur aux Instituts de technologie avancée de Shenzhen et à l’Université d’Aberdeen, avoue sa surprise : « Nous nous attendions à ce que ces personnes soient vraiment actives et aient des taux métaboliques d’activité élevés correspondant à des apports alimentaires élevés. » Eh bien non : non seulement elles consomment moins de nourriture, mais leur activité physique est plus basse de 23 % en moyenne par rapport au groupe témoin à IMC normal.
Mais ce n’est pas tout. Ces personnes très minces se caractérisent aussi par une dépense énergétique au repos légèrement plus élevée que prévu, qui serait liée à des taux importants d’hormones thyroïdiennes. Voilà qui nuance les idées reçues et invite à regarder la balance d’un œil nouveau — surtout après le dessert…
Moins d’activité, moins de calories : un équilibre particulier
- Les personnes avec un IMC très bas consomment 12 % de moins de nourriture que celles dans la norme.
- Elles bougent aussi nettement moins : 23 % d’activité physique en moins en moyenne.
- À noter : le suivi portait sur deux semaines et n’a pas mesuré le sentiment de satiété ou l’apport alimentaire précis – voilà de quoi relativiser, pour les amateurs de détails (et de chips nocturnes).
Malgré ce faible niveau d’activité, loin d’être martyrs d’un fitness forcené, ces participants montrent aussi des marqueurs de santé cardiaque tout à fait enviables. Cholestérol, tension… tout roule, assure Sumei Hu, premier auteur de l’étude et membre de l’Université de technologie et de commerce de Pékin.
Quelles suites pour la recherche ?
Comme souvent en science, chaque réponse soulève de nouvelles questions — et c’est tant mieux (sauf pour ceux qui voulaient avoir un mode d’emploi universel pour le corps parfait lors du prochain barbecue). Les chercheurs expliquent vouloir creuser du côté des différences génétiques entre individus de poids différents. La prochaine étape, résume le professeur Speakman, sera de mieux comprendre ce phénotype mystérieux et de clarifier les mécanismes qui le génèrent.
Conclusion :
Il semblerait bien que le secret inattendu des personnes minces tienne dans une réalité aussi simple qu’efficace : elles mangent moins, bougent moins, mais dépensent plus d’énergie au repos grâce à un métabolisme particulier. Pas de potion magique ni de session d’abdos quotidienne à l’horizon. À chacun son rythme, sa génétique… et, pour ceux qui élaborent encore des plans minceur miracles, peut-être leur redonner à présent la priorité à la curiosité scientifique plutôt qu’aux privations inutiles !

Léna explore l’univers culinaire avec curiosité et partage ses découvertes à travers ses articles. Entre recettes du quotidien et astuces pratiques, elle aime rendre la cuisine accessible et conviviale. Son approche se veut simple et inspirante pour tous les passionnés de bons petits plats.





